AstroQueyras
Pendant les Rencontres du Ciel et de l'Espace en 2010. Eric m'a proposé de participer à une mission à l'observatoire d'AstroQueyras. Etant donné que j'en avais déjà entendu parlé à plusieurs reprises, j'ai accepté sans hésiter.
Résumé d'une semaine à 3000m :
1er juillet
Je prends le train à 7h40 en direction de La Chaux-de-Fonds, puis Besançon où je dois prendre un TGV pour Lyon. Je dois y retrouver Eric prendre la route pour St-Véran dans le Queyras. Le train arrive avec un peu de retard mais Eric aussi, il a mis plus de deux heures pour sortir de Paris. J’en profite pour manger quelque chose dans un restaurant self-service juste à côté de la gare. J’y « déguste » un steak haché non-assaisonné avec des frites non-salées et un gratin de courgettes pas plus assaisonné que le reste, heureusement les courgettes avaient du goût.
Eric arrive enfin et nous prenons la route. Des embouteillages sont annoncés sur Grenoble. Du coup nous prenons la route en direction de Chambéry, Nous nous arrêtons sur une aire d’autoroute pour une petite pause. Nous reprenons la route en direction du tunnel de Fréjus que nous traversons. Après un petit crochet en Italie nous arrivons à Briançon. De-là nous prenons la route en direction du col de l’Izoard (2362 m). Plus que quelques kilomètres et nous serons à St-Véran. Pour cette nuit nous logerons à l’Hôtel du Grand Tetras. Jean-Bernard, Patrick, Tony et Michel y sont déjà et nous attendent.
Nous entamons une première nuit d’observation avec le Dobson « in Obsession We Trust » de Jean-Bernard. Elle se terminera vers 1h30 pour les plus assidus.
2 juillet
Le lendemain nous sommes rejoint par Marc avant d’entamer la monté vers l’Observatoire qui se trouve environ 900 mètres plus haut. Il faut compter un peu plus d’une heure pour y arriver… quand tout va bien, ce qui n’est pas totalement le cas, certains véhicules ont du mal à passer le lieu dit "de la Bergerie"
A notre arrivée nous sommes accueillis par la mission qui nous précède. Nous découvrons l’observatoire et un paysage magnifique. Dominique, chef de station qui séjournera avec nous durant la semaine, nous briefe sur le fonctionnement de l’observatoire, en particulier sur la sécurité et la gestion de l’eau.
Un peu plus tard nous passons à table. La tradition veut que l’équipe en place offre le repas à la nouvelle équipe. En revanche elle garde le droit d’utiliser les instruments de l’observatoire comme elle le souhaite pour leur dernière nuit sur place.
A la tombé de la nuit nous mettons en place divers instruments qui nous avons emportés avec nous. Le Dobson de 460 mm de Jean-Bernard pour les observations visuelles ainsi que divers instrument pour l’imagerie. En ce qui me concerne, j’installe un simple APN munis d’un objectif grand angle pour réaliser un timelaps en direction du centre galactique. Une fois les poses lancées je me rends dans la salle de contrôle du T62, histoire de déjà apprendre comment tout cela fonctionne. Quelques membres de la mission S26 s’y trouve et se prépare à imager les couches RVB du Quintet de Stephan réalisé la veille. Les poses lancée, je retourne à l’extérieur vérifier que mon timelaps tourne toujours et observer quelques objets dans le dobson de Jean-Bernard. Je me couche finalement vers 3h30
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3 juillet
L’équipe en place s’apprête à nous quitter. Après le p’tit déj’, quelques-uns d’entre nous entreprennent "l’ascension" du sommet se trouvant juste à côté de l’observatoire (Pic de Château Renard, dénivelé : env. 60m). Pas franchement en forme j’y renonce pour cette fois pour entamer une petite sieste.
Le soir nous tentons des observations visuelles au T62 mais les conditions ne sont pas très bonnes (nuages, turbulences, …) Nous observons tout de même l’Anneau de la Lyre avant d’aller nous coucher.
4 juillet
Les conditions, tant en journée que la nuit, ne sont pas bonne. Nous nous couchons de bonne heure (pour des astronomes).
5 juillet
Après avoir déjeuné, je monte au sommet du pic avec Eric, Jean-Bernard et Patrick. J’y réalise un panorama de 360°, 60 photos qui seront ensuite assemblées à l’aide d’un logiciel. Le résultat est pas mal pour une première tentative. Je ne pensais pas que ça fonctionnerait aussi bien, je ne suis pas spécialement équipé pour ce genre de photo.
Une deuxième nuit claire se prépare. Eric et Patrick imageront depuis la coupole Ash-dome. La flatfield de l’observatoire et la TEC-140 de Patrick ont été installés sur la monture Titan. Un défi leur est lancé : ils devront réaliser au moins une image, sans quoi nous serons tous privé de Génépi. Toute la pression est donc sur leurs épaules.
Avec Tony, je m’installe dans la salle de contrôle du T62. Nous allons imager IC 5146, la nébuleuse du Cocon. Tout fonctionne bien, nous parvenons à faire neuf poses de 10 minutes. Toutefois nous en jetterons trois à cause de l’arrivée des nuages. Nous entreprenons donc de faire les darks.
Le ciel se dégage à nouveau un peu plus tard et j’en profite pour faire quelques observations visuelle avec le Dobson de Jean-Bernard.
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6 juillet
Les deux jours suivants sont à nouveau gris. Malgré tout nous avons de quoi nous occuper pendant la journée : traitement d’image, vidéos, musique, … Nous visionnerons en particulier une « conférence » sur la physique quantique donnée par Alexandre Astier (si, si…).
Quelques-uns proposent de nettoyer le miroir de son Dobson. La solution faisant l’unanimité (sauf pour Jean-Bernard) semble être celle de l’éponge Spontex (en utilisant le côté vert évidemment). A notre grand regret J.-B. refuse.
Un peu plus tard, alors que je nettoie les filtres de la CCD du T62 avec Tony, nous trouvons justement une éponge. J-B ayant rangé son Dobson, elle se retrouvera dans son sac de couchage avant de terminer sa course dans la valise de la Tec 140 de Patrick. Une éponge qui aura beaucoup voyagé… ;-)
En fin d’après-midi je sors mettre un place mon trépied et l’APN pour réaliser un second timelaps. Le vent souffle fort, j’abaisse le trépied au maximum et je place une pierre sur chaque pied pour être sûr que rien ne bouge.
La météo semble s’améliorer. L’espoir sera de courte durée, vers 23h de nouveaux nuages arrivent déjà.
7 juillet
Journée identique à la précédente
Le soir nous visionnons un documentaire sur le réaluminage des miroirs du VLT, ce qui ravive les idées de nettoyage de Dobson. Mais Jean-Bernard reste inflexible.
8 juillet
Enfin un jour de beau temps. Et une ne nuit également. Nuit pendant laquelle je réalise les images RVB du Cocon. Les conditions ne sont toutefois pas exceptionnelles, pas mal d’humidité. En particulier sur la lame de fermeture du C8 de guidage. Du coup les images ne sont pas au top.
Je termine la nuit en prenant quelques photos d’ambiance dans les premières lueurs de l’aube. D’abord juste à côté de l’observatoire, puis depuis le sommet du Pic d’où j’espère voir et peut-être photographier le rayon vert.
J’arrive en haut environ vingt minutes avant le lever du Soleil. Je profite de la vue magnifique qu’on a de là-haut et je prends quelques photos. L’instant attendu approche. J’ai réglé l’appareil en mode rafale et je déclenche un bref instant que le Soleil n’apparaisse. Je vois bien un flash vert, mais pas l’appareil. Après deux déclenchement il s’arrête : carte pleine, arghhh… j’avais pris soin de vérifier l’état de la batterie mais pas celui de la carte mémoire. Je change la carte et je redescends. L’avantage de cet endroit à cette époque de l’année est qu’on peut voir plusieurs levers de Soleil par jour. Il suffit descendre de quelque mètres pour en voir un second, puis un troisième et ainsi de suite. Mais les photos suivantes ne montre pas grand-chose, l’exposition n’est pas bonne.
Je redescends jusqu’à l’observatoire ou retrouve Michel et Jean-Bernard qui observe eux aussi le lever du Soleil. Nous nous couchons finalement vers 6h30.
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9 juillet
Je me lève vers 12h pour prendre le P’tit déj’. La météo est toujours au beau fixe mais des nuages et des orages sont annoncés pour la soirée.
En fin d’après-midi nous accueillons l’équipe qui va nous succéder. Elle se chargera de refaire la peinture de l'observatoire.
10 juillet
Notre séjour s'achève ici, nous quittons l'observatoire vers 10h en le laissant à nos successeurs.
















